Comment oser sortir de sa zone de confort pour se lancer ?

sortir de sa zone de confort

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Comment oser sortir de sa zone

de confort pour se lancer ?

 

 

Sortir de sa zone de confort n’est pas évident et peut paraître effrayant. Mais indéniablement, toutes les personnes qui ont osé franchir le cap ont beaucoup appris !

 

Koï Coaching a rencontré Anabel Schwaller, coach et sophrologue spécialisée dans le développement personnel. Dans cet interview, elle nous explique comment elle est sortie de sa zone de confort pour se lancer et créer son entreprise « As Life ».

 

La parole est à elle…

 

Rencontre avec Anabel Swchaller

 

anabel Schwaller

 

Carte d’identité : qui êtes-vous ?

 

 

  • Bonjour Anabel, pouvez-vous vous présenter s’il vous plait ?

 

Alors, je m’appelle Anabel Schwaller, j’ai 42 ans.

 

Je suis coach professionnelle, spécialisée en développement personnel. J’aide des personnes à trouver leur voie, à sortir du deuil et de la rupture. Ça peut être le deuil d’une relation sentimentale comme ça peut être le deuil d’un proche, le deuil de sa vie active, celle du passage à la retraite.

 

Je suis également experte en sophrologie caycédienne. Pour moi, c’est un outil fondamental qui est un complément extraordinaire pour le métier de coach. Il est vrai que coach, c’est tout de même une approche assez « brut de décoffrage » pour certaines personnes… c’est rapide. La sophrologie, c’est également une prise de conscience, mais elle se fait plus graduellement.

 

Je suis aussi bientôt formée à l’hypnose ericksonienne. C’est une approche entre le coaching et la sophrologie. C’est rapide comme le coaching et c’est très similaire à la sophrologie dans la pratique.

 

reprendre études

 

J’ai aussi une formation de psychologie et de PNL. Cette formation date d’avant mes formations en coaching, donc je baigne dedans depuis un moment.

 

Je suis aussi passionnée de théâtre, j’en fais depuis 7 ans.

 

Et, je viens tout juste de créer mon entreprise qui s’appelle « As Life ». C’est une entreprise qui accompagne les gens à développer leur potentiel, leur confiance en soi.

 

 

  • Quel était votre dernier poste avant de créer votre entreprise ?

 

J’étais attachée de direction dans l’univers du multimédia. J’avais un salaire aisé, des congés payés, une mutuelle et tous les avantages salariaux. J’y suis restée quatorze ans.

 

 

  • Qu’est-ce qui vous a poussée à partir ?

 

C’était un univers qui ne correspondait plus du tout à mes valeurs. On vient pour un salaire, on est content de son poste, on ne cherche pas véritablement à évoluer. C’est en tout cas mon impression.

 

Je ne nie pas que j’ai aimé ça. Je ne rejette pas cette expérience et cette protection, mais j’ai vu les choses changer en 14 ans… Mon patron est décédé d’un cancer. Il avait une approche très humaine de l’entreprise. Il savait d’ailleurs que je me développais personnellement et que je me formais au coaching en parallèle de mon activité professionnelle. À la base, je devais d’ailleurs être auto-entrepreneuse et garder cette sécurité d’emploi comme attachée de direction.

 

Mais après son décès, la direction a voulu restructurer le service, ce qui m’a poussée à annoncer mon départ avec une rupture conventionnelle.

 

 

  • Est-ce le décès de votre patron qui vous a poussée à partir ?

 

burn out 

Non, c’est le « ras-le-bol » général. Je n’évoluais plus. L’environnement ne traitait pas de l’humain, et j’avais besoin de ça. Le développement personnel évolue constamment, alors que cet emploi était quelque chose de routinier.

 

Surtout, je me suis demandé : quelle est ta mission de vie ? Est-ce que tu veux de cette vie encore 10, 20 ans ? Est-ce que dans 10 ans tu te vois encore dans cette entreprise, avec des personnes qui ne te correspondent pas, dans un poste qui ne te plait plus ?

J’ai une passion développée pour la psychologie, les médecines douces et le développement personnel, ses outils, aider les autres… Est-ce qu’il ne serait pas possible de m’épanouir dans un métier dans lequel je pourrais évoluer, transformer mon activité, gagner ma vie et surtout aider les autres ? Ce sont les questions que je me suis posées.

 

 

  • À quel moment avez-vous réellement dit stop à tout cela ?

 

Vers l’âge de 36 ans, j’ai eu une prise de conscience. Je suis arrivée à mon bureau, j’ai allumé mon ordinateur pour lire mes mails, je suis allée chercher mon café… Comme d’habitude, comme tous les matins.

 

Et d’un coup, ça a été un trou noir total. Ça peut paraître bizarre quand je le raconte, je sais. J’essayais de lire mes mails, mais non… impossible. Je bloquais.

 

Et là, j’ai pris conscience que je devais changer de voie. J’étais en train de me mettre au placard. Donc ça générait de la frustration en moi, je perdais en estime de moi… J’ai compris que je devais me diriger vers le conseil et l’accompagnement. J’ai mis du temps, mais c’est arrivé d’un coup.

 

reconversion professionnelle

 

  • Et après ?

 

C’est là où je me suis mis à la sophrologie, un diplôme RNCP, en parallèle de mon emploi. Après ça n’était pas encore assez, alors j’ai fait du coaching. À l’issue de ça, j’ai repris la psychologie. Et maintenant, de l’hypnose.

 

Il est vrai que lorsqu’on met le pied dans la formation et dans le développement personnel, on travaille beaucoup. On est avide de connaissances, de savoir-faire et de transmission. Et quand on voit que ça fonctionne, ça fait « wôw, ça marche quoi ! J’arrive à aider les autres… » C’est mon moteur.

 

 

Quitter sa zone de confort : comment faire ?

 

 

  • Pour vous, que signifie sortir de sa zone de confort ?

 

Avoir une zone de confort c’est avoir une certaine stabilité financière, professionnelle. Être habitué à ce qui nous entoure. Faire les choses quasiment automatiquement par habitude.

 

Pour sortir de sa zone de confort, il faut vraiment avoir un objectif, poser des actions autour de cet objectif, voir si c’est réalisable.

 

Concernant mon ancienne expérience, j’étais déjà partie de cet emploi dans ma tête. J’avais besoin de changement. C’était fini, quelque chose était cassé. Comme une relation amoureuse voyez-vous ? Ce rejet m’a permis de sortir de ce confort, de cet environnement qui n’avait plus mes valeurs. Je n’avais pas l’impression que mon potentiel était justement utilisé. Quand je suis partie, j’étais contente. Mais j’avais tout de même des peurs. Je suis rentrée chez moi, et là, tu es seule. Tu vas devoir gagner ta vie seule, sans le confort d’un salaire fixe tous les mois, d’une mutuelle, de congés payés et tout cela.

 

confiance en soi

 

  • Pour vous, sortir de sa zone de confort est une chose que l’on fait à de grands moments de sa vie ? Ou est-ce des petites actions de tous les jours ?

 

Pour sortir de sa zone de confort, il faut accomplir des petites actions au quotidien, se lancer des défis.

 

Il faut notamment être sûr de deux choses. Premièrement, être sûr que ce que l’on a choisi nous correspond. Deuxièmement, est-ce que l’on peut ou veut en vivre ?

 

Il faut aussi (et surtout) être prêt à passer par la case apprentissage. Si vous avez la croyance que vous êtes trop vieille ou trop vieux et que vous n’êtes plus en capacité d’apprendre, dans ce cas-là, il faut garder son emploi et sa zone de confort.

 

On a tous un besoin de sécurité. En revanche, certaines personnes en ont un autre : un besoin de stimulation. Si l’on ne stimule pas son cerveau constamment, à un moment il y a une rupture. Et c’est ce besoin de stimulation qui m’a fait sortir de ma zone de confort.

 

 

  • La phase de transition entre votre emploi « alimentaire » et votre nouvelle activité a-t-elle été facile ?

 

Grâce à ma rupture conventionnelle, j’ai eu la chance de pouvoir financer ma formation de coaching et mon cycle supérieur de sophrologie. En un an, j’ai suivi ces deux formations. J’ai fait plus de choses au chômage qu’en travaillant. J’étais motivée !

 

Donc j’ai eu mon diplôme et les connaissances. Puis, dès que j’ai pu, je me suis mise en retrait et je me suis demandé quel statut juridique j’allais choisir. Le premier frein est arrivé là. J’ai eu peur. Mais je me suis reprise en me disant que j’avais tout de même les outils pour ne pas avoir peur. Et j’ai créé mon entreprise « As Life », ma micro-entreprise. Actuellement, je refais mon site et je me forme au commerce.

 

création d'entreprise

 

  • Qui vous a aidé à sortir de votre zone de confort ?

 

Personne, je me suis débrouillée toute seule. Les gens avaient leurs propres peurs. J’ai reçu des critiques. Mais aujourd’hui, ils sont admiratifs.

 

Quand j’ai publié mon livre « Emma », un livre pour enfant, quand j’ai eu mes diplômes, mon mémoire, que j’ai commencé mes ateliers, ils ont vu que j’étais active et que je faisais des choses. Du concret.

 

On m’a aussi mis des bâtons dans les roues quand j’ai parlé de reprendre mes études. On me disait que je ne pourrais pas apprendre aussi bien qu’à 15 ans… C’est une croyance, c’est possible ! Il faut se lancer et être motivé.

 

Quand on quitte sa zone de confort et qu’on se lance, il faut savoir s’entourer de personnes qui nous motivent, qui nous boostent, qui croient en nous et en notre projet. C’est ce que j’ai fait dès que j’ai quitté mon emploi. Et, ça a été très bénéfique.

 

 

  • Est-ce que des auteurs, influenceurs ou philosophes vous ont inspirés ?

 

Alors, j’ai énormément lu et je lis encore. Freud, Guy Corneau, qui m’a beaucoup inspiré, Kinslow et la Guérison quantique… De la philosophie, du développement personnel… une vraie boulimique de connaissance.

 

 

  • Quelles émotions avez-vous ressenties tout au long de cette transition ?

 

De la peur, de l’inquiétude, de la motivation… J’ai toujours été très motivée. Il faut avoir une volonté de fer, une hargne, une discipline. J’étais frustrée de ne pas avoir pu faire les études que j’ai voulu faire. J’avais un potentiel, petite, qui n’a pas été valorisé et donc je voulais prendre ma revanche à ce niveau-là. J’avais envie d’y arriver.

 

motivation

 

  • Et aujourd’hui, continuez-vous à sortir de votre zone de confort ?

 

Oui. Je vais vous dire, même si demain je vis bien de mon activité actuelle, je ne vais pas me contenter de cela. J’ai déjà des projets de centre de formation et autres. J’ai l’envie de transmettre d’autres choses et de continuer à me former et à écrire des livres.

 

 

  • Concrètement, qu’est-ce qui est le plus dur à vivre quand on commence à sortir de sa zone de confort ?

 

De ne pas pouvoir anticiper et de ne pas avoir la sécurité d’un salaire. L’argent, il ne faut pas oublier que c’est de l’énergie. C’est subvenir à ses besoins vitaux, voyager, partir en vacances… La peur du manque pécuniaire, uniquement cette peur-là.

 

 

  • Qu’est-ce qui vous fait le plus peur aujourd’hui ?

 

J’ai toujours cette peur du manque d’argent parfois, mais de moins en moins. Et puis au pire, je sais que je peux retrouver du travail ailleurs. Mais je sais que mon projet va grandir, ma société va s’épanouir… Comme je l’ai évoqué, j’ai un bon entourage, un environnement fiable autour de moi qui me pousse vers la réussite.

 

 

  • Comment faites-vous pour surmonter ces peurs ?

 

J’essaie de me changer les idées. Je vais vers des personnes qui peuvent m’aider et qui n’ont aucun doute de ma réussite. Il ne faut pas laisser place au doute et aux personnes qui doutent de vous. Rester actif aussi, être dans l’action, faire du sport… C’est très important.

 

créer son entreprise

 

  • Est-ce que sortir de votre zone de confort vous a préparé à la création d’entreprise ?

 

Oui, quand même. Après ma formation de coach, j’ai mis du temps à créer mon entreprise. J’ai fait du bénévolat pour une association qui s’appelle Une Oreille à Votre Écoute. Ça m’a apporté un enrichissement et une expérience.

 

Si j’étais restée dans ma zone de confort, je n’aurais pas eu cette expérience par exemple. Et ce sont ces expériences qui m’ont aidée et m’ont apporté des connaissances.

 

 

  • Vous souvenez-vous avoir déjà eu à sortir de votre zone de confort avant cette reconversion professionnelle ? À quelle occasion ?

 

Je suis sortie de ma zone de confort en travaillant très jeune. Suite à un licenciement économique, je m’étais reconvertie professionnellement. Une fois la formation terminée, j’ai dû chercher de nouveau un travail, un environnement et autre. J’ai enchainé les emplois puis je suis arrivée à cet emploi que j’ai exercé 14 ans. J’ai toujours été dans l’action et la remise en question de mes objectifs.

 

 

  • Avez-vous des conseils à donner aux personnes qui souhaitent sortir de leur zone de confort pour se lancer ?

 

conseil zone confort

 

Alors, posez-vous les bonnes questions : est-ce que vous êtes heureux là où vous êtes actuellement ? Et, essayez de vous imaginer quelles seraient les conséquences dans 10 ans si vous restez là.

 

Concrètement, si l’on prend mon exemple, même si je me « ramasse » (ce que je ne souhaite pas) je ne regretterais jamais d’être partie de là où j’étais. Même si j’avais le confort d’un salaire, même si c’était proche de mon domicile… Je suis heureuse du chemin parcouru et de ce que j’ai appris.

 

Il ne faut pas se mettre de freins inutiles et prendre du recul. Avoir des enfants, devoir financer des études, devoir rembourser un prêt bancaire… Cela s’anticipe, se résout… Il faut voir si la sortie de sa zone de confort en vaut la peine.

 

 

  • Quel serait le mot de la fin de cette interview, selon vous ?

 

Go ! Laissez les jaloux et vos peurs derrière. C’est utile la peur, mais ça peut être très paralysant. Donc, si vous aimez quelque chose, foncez ! Vous serez heureux.

 

 

Nos conclusions pour sortir de sa zone de confort

 

conseils coach professionnel

 

Nous remercions sincèrement Anabel pour le temps qu’elle nous a accordé. Nous avons également interrogé d’autres entrepreneurs et créateurs d’entreprise pour savoir ce qu’ils conseilleraient à une personne souhaitant sortir de sa zone de confort.

 

Nous vous livrons dans ce paragraphe la synthèse de nos interviews.

 

 

La peur de l’inconnu est naturelle. Par nature, l’être humain recherche spontanément du confort, des habitudes, des routines. Il aime les environnements stables, qu’il connait, qu’il peut appréhender avec confiance. Cet environnement représente sa zone de confort.

 

Pourtant, sortir de sa zone de confort est parfois une nécessité.

 

Si vous n’êtes plus heureux dans votre emploi, si vous vous ennuyez, si vous n’y trouvez plus les valeurs, la motivation, l’envie que vous aviez auparavant… Il est peut-être temps de vous poser les bonnes questions.

 

Pour oser franchir le pas, les entrepreneurs et coachés que nous rencontrons recommandent différentes astuces. Les 15 conseils qui reviennent le plus souvent sont :

 

  • 1/ Définissez votre zone de confort ;
  • 2/ Trouvez ce qui est réconfortant dans votre situation ;
  • 3/ Posez-vous les bonnes questions : qu’est-ce qui vous fait envie ? Vers quels horizons voulez-vous aller ? Où est-ce que vous vous voyez dans 10, 20 ans ?
  • 4/ Faites face à vos peurs et vos limites ;
  • 5/ Faites taire votre « petite voix saboteuse » ;
  • 6/ Définissez de nouveaux objectifs ;
  • 7/ Prenez du recul ;
  • 8/ Entourez-vous des bonnes personnes ;
  • 9/ N’hésitez pas à rencontrer de nouvelles personnes ;
  • 10/ Faites petit pas par petit pas ;
  • 11/ Lancez-vous des défis quotidiens ;
  • 12/ N’ayez pas peur d’apprendre ;
  • 13/ Soyez prêt à affronter le regard des autres ;
  • 14/ Soyez prêts à prendre des risques, mais des risques mesurés ;
  • 15/ Lisez des histoires inspirantes.

 

 

Ce protocole, du fait des questions qu’il pose et de leurs réponses, peut être déconcertant, voire effrayant. Entamer un changement est source de doutes, de stress et d’anxiété.

 

stress doute

 

Dans certains cas, le recours à un coach professionnel peut être aidant. La mise en œuvre d’outils de coaching appropriés vous permet par exemple de :

  • Profiter de moments d’introspection pour vous remettre en question ;
  • Vous challenger ;
  • Prendre confiance ;
  • Booster votre motivation.

De plus, un coach professionnel peut vous accompagner dans la définition de votre stratégie entrepreneuriale (définir les objectifs, rédiger le business plan de votre entreprise, trouver des financements…).

 

 

Pour conclure, sortir de sa zone de confort pour faire de nouvelles choses n’est jamais évident. Mais cela reste toujours une aventure excitante. C’est un excellent moyen pour progresser, se développer, apprendre de nouvelles choses. C’est également l’occasion de construire une vie riche et palpitante.

 

Vous gagnez sans aucun doute en confiance en vous et en épanouissement personnel.

 

 

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